Sommaire
Ce qui change selon l'année de vos recettes, puis la déclaration pas à pas.
Vérifié le 27 septembre 2026. Les revenus de sous-location perçus en 2026 se déclarent au printemps 2027. Les seuils qui leur sont applicables sont publiés ; les formulaires et les numéros de cases de la déclaration 2027 ne le sont pas encore.
Vous êtes locataire et vous avez sous-loué tout ou partie de votre logement meublé ? Vos recettes sont imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et se déclarent sur la déclaration complémentaire n° 2042-C-PRO, en plus de votre déclaration de revenus habituelle (impots.gouv.fr). Voici ce qui change selon l’année des recettes :
| Recettes perçues en | À déclarer | Où en est la campagne au 27 septembre 2026 |
|---|---|---|
| 2025 | Déclaration 2026 (printemps 2026) | Close. Une erreur ou un oubli se corrige en ligne jusqu’au 30 novembre 2026 inclus (impots.gouv.fr), puis par réclamation. |
| 2026 | Déclaration 2027 (avril 2027) | Seuils publiés (Service-Public.fr, BOFiP du 19 août 2026). Numéros de cases à confirmer dans la notice 2027. |
Avant de déclarer, réunissez les relevés de la plateforme ou vos relevés bancaires (recettes encaissées, charges refacturées comprises), votre numéro SIRET et, si vous êtes au régime réel, votre liasse n° 2031. Si vous n’avez pas déclaré une année passée, suivez plutôt le guide sous-location non déclarée aux impôts. Si vous ne savez pas encore si vous avez le droit de sous-louer, commencez par la sous-location légale à Paris.
La catégorie fiscale dépend de ce que vous sous-louez :
La suite de ce guide traite de la sous-location meublée.
Deux régimes existent : le micro-BIC, où l’administration applique un abattement forfaitaire sur vos recettes, et le régime réel, où vous déduisez vos charges réelles.
Le seuil et l’abattement dépendent du type de location. Un logement loué à des voyageurs de passage (à la nuit, à la semaine ou au mois) est un meublé de tourisme ; un logement qui devient la résidence principale de l’occupant relève de la location meublée de longue durée.
| Type de sous-location meublée | Seuil (recettes 2025) | Seuil (recettes 2026) | Abattement | Case de la déclaration 2026 |
|---|---|---|---|---|
| Meublé de tourisme non classé (courte durée) | 15 000 € | 15 000 € | 30 % | 5NH (déclarant 2 : 5OH) |
| Location meublée de longue durée | 77 700 € | 83 600 € | 50 % | 5NI (déclarant 2 : 5OI) |
| Meublé de tourisme classé ou chambres d’hôtes | 77 700 € | 83 600 € | 50 % | 5NG (déclarant 2 : 5OG) |
Sources : Service-Public.fr (vérifié le 15 avril 2026) pour les seuils des deux années ; BOFiP, actualité du 19 août 2026 pour les recettes 2026 ; impots.gouv.fr pour les cases, avec un abattement minimum de 305 €.
Le micro-BIC s’applique si vos recettes de l’année précédente ou de l’avant-dernière année ne dépassent pas le seuil (impots.gouv.fr). Si c’est la première ou la deuxième année que vous dépassez le seuil, vous pouvez rester au micro-BIC une année de plus (Service-Public.fr).
Vous pouvez opter pour le réel même si vos recettes restent sous le seuil ; l’option est ensuite reconduite tacitement chaque année (Service-Public.fr). Vous déduisez alors les charges effectivement supportées dans l’intérêt de l’activité, à condition de pouvoir les justifier. En sous-location, il s’agit typiquement de la part du loyer et des charges correspondant à l’espace et à la période sous-loués, des frais de plateforme, du ménage, du linge et des consommables.
Le réel impose une comptabilité et le dépôt d’une liasse n° 2031 au service des impôts des entreprises (SIE) (impots.gouv.fr) : un expert-comptable est souvent utile.
| Critère | Micro-BIC | Régime réel |
|---|---|---|
| Base déclarée | Recettes brutes | Résultat (recettes – charges) |
| Charges | Couvertes par l’abattement forfaitaire | Déduites au réel, sur justificatifs |
| Formalités | Report des recettes sur la 2042-C-PRO | Comptabilité, liasse 2031, puis report |
| Intérêt | Charges faibles par rapport aux recettes | Charges élevées (loyer reversé notamment) |
Les étapes ci-dessous suivent la déclaration 2026 (recettes 2025). Pour la déclaration 2027, vérifiez les cases dans la notice publiée au printemps 2027.
Vous n’avez pas à reporter ces revenus dans la rubrique des revenus soumis aux prélèvements sociaux : ils y sont soumis automatiquement, sauf s’ils ont déjà supporté des contributions sociales auprès des organismes sociaux (impots.gouv.fr). Pour une location de courte durée, des cotisations sociales sont dues au-delà de 23 000 € de recettes annuelles (Service-Public.fr).
Conservez chaque année les relevés de la plateforme, les factures liées à la sous-location et l’autorisation écrite de votre propriétaire.
Oui, deux, mais seulement si vous continuez d’habiter le logement et n’en sous-louez qu’une partie. Si vous sous-louez tout le logement pendant votre absence, vos recettes restent imposables selon les règles ci-dessus.
1. Une partie de votre résidence principale, louée à l’année. Vous n’avez pas à déclarer les loyers si les pièces sous-louées font partie de votre habitation principale, si elles constituent la résidence principale du sous-locataire (ou sa résidence temporaire s’il est salarié saisonnier) et si le loyer reste « raisonnable » (BOFiP). L’administration regarde toujours comme raisonnable un loyer annuel hors charges par m² de surface habitable inférieur à :
| Année des loyers | Île-de-France | Autres régions |
|---|---|---|
| 2025 | 213 € | 157 € |
| 2026 | 215 € | 159 € |
Service-Public indique que ce dispositif est ouvert jusqu’au 31 décembre 2026 (Service-Public.fr). Exemple officiel : une chambre de 15 m² en région parisienne louée en 2026 est exonérée si le loyer annuel reste sous 3 225 €.
2. Une ou plusieurs pièces louées occasionnellement à des personnes de passage, si les recettes ne dépassent pas 760 € TTC par an (Service-Public.fr).
Ces exonérations fiscales ne dispensent pas de l’accord écrit de votre propriétaire ni du plafond de loyer de la sous-location (Service-Public.fr).
Une omission se corrige par une déclaration rectificative. Faite spontanément et de bonne foi, elle réduit de moitié l’intérêt de retard, sans majoration (impots.gouv.fr). Les démarches, délais et pénalités sont détaillés dans le guide sous-location non déclarée aux impôts.
Oui. La location d’un appartement pendant un week-end ou des vacances entre dans le champ de la location meublée (Service-Public). Seules les exonérations décrites plus haut dispensent de déclarer, et elles ne visent pas la sous-location du logement entier.
Par une option, qui est ensuite reconduite tacitement chaque année. Pour les recettes 2026, Service-Public indique qu’elle devait être exercée avant la date limite de dépôt de la déclaration du printemps 2026. Le réel impose une liasse 2031 au SIE : faites-vous accompagner par un expert-comptable.
Oui, ils y sont soumis automatiquement par l’administration fiscale, sauf s’ils ont déjà supporté les contributions sociales auprès des organismes sociaux (impots.gouv.fr). En location de courte durée, des cotisations sociales s’ajoutent au-delà de 23 000 € de recettes annuelles (Service-Public).
Au micro-BIC, non : l’abattement forfaitaire couvre les charges. Au réel, vous déduisez les charges effectivement supportées pour l’activité et justifiées, soit la part du loyer et des charges correspondant à l’espace et à la période sous-loués.
Oui. Le début de l’activité se déclare sur le guichet des formalités des entreprises dans les 15 jours qui suivent le premier jour de location ; la démarche est gratuite et donne le numéro SIRET à reporter sur la déclaration (Service-Public).
La déclaration se fait dans votre espace particulier. Accéder à impots.gouv.fr →
Écrit par
Victor Vandenberghe · Cofondateur, opérations & croissance
Cofondateur de Leazly, Victor pilote les opérations, la tarification dynamique et les outils qui permettent de maximiser la rentabilité des biens gérés à Paris.
Partager

Bail Mobilité
Bail mobilité et impôts : micro-BIC à 77 700 € (revenus 2025) puis 83 600 € (revenus 2026), abattement de 50 %, régime réel, TVA, CFE et taxes.
Martin Pacton · 22 décembre 2025

Sous-location
API Meublés : ce que les décrets du 19 mars 2026 et l'enregistrement national changent pour louer à Paris, les 90 jours et la checklist avant d'ouvrir une annonce.
Victor Vandenberghe · 28 avril 2026

Locataires & Mobilité
Dix questions à vérifier avant de sous-louer pendant une mobilité : accord du propriétaire, bail, sous-loyer, assurance et règles parisiennes.
Victor Vandenberghe · 29 mai 2025

Bail Mobilité
Bail mobilité à Paris : calculez le plafond de loyer, trouvez l'arrêté applicable en 2026, complément de loyer et recours en cas de dépassement.
Martin Pacton · 5 février 2026