Sommaire
Le bail mobilité est une location meublée imposée en BIC : micro-BIC avec 50 % d'abattement ou régime réel, selon vos charges.
Repères vérifiés le 27 septembre 2026. Le bail mobilité n'a pas de régime fiscal propre : c'est une location meublée d'habitation, dont les loyers sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), pas des revenus fonciers (impots.gouv.fr, location meublée). Il relève des « autres locations meublées » (location meublée de longue durée), et non du meublé de tourisme.
| Votre cas | Régime | Seuil et abattement | Source |
|---|---|---|---|
| Revenus 2025, déclarés au printemps 2026 | Micro-BIC, sauf option pour le réel | Recettes jusqu'à 77 700 € ; abattement de 50 %, minimum 305 € | impots.gouv.fr |
| Revenus 2026, déclarés en 2027 | Micro-BIC, sauf option pour le réel | Recettes jusqu'à 83 600 € ; abattement de 50 % | BOFiP du 19 août 2026 |
| Charges et amortissements supérieurs à l'abattement, ou recettes au-delà du seuil | Régime réel (LMNP) | Recettes moins charges et amortissements ; liasse n° 2031 | impots.gouv.fr |
| Recettes du foyer supérieures à 23 000 € et aux autres revenus d'activité du foyer | Loueur en meublé professionnel (LMP) | Règles propres, à valider avec un professionnel | impots.gouv.fr |
| À ne pas confondre : meublé de tourisme non classé | Micro-BIC | 15 000 € ; abattement de 30 % (revenus 2025 et 2026) | BOFiP du 19 août 2026 |
Le seuil du micro-BIC s'apprécie sur les recettes de l'année précédente ou de l'avant-dernière année (impots.gouv.fr). En pratique :
Pour un cas particulier (SCI, indivision, non-résident, sous-location, prestations para-hôtelières), l'avis d'un expert-comptable ou d'un fiscaliste reste la meilleure sécurité.
Les revenus de location meublée, y compris ceux d'une sous-location meublée, sont imposés dans la catégorie des BIC (impots.gouv.fr). Deux régimes sont possibles :
L'objectif réaliste n'est pas de « payer zéro », mais de payer l'impôt juste, dans la bonne case, sans oublier une option ni des déductions légitimes.
Pour l'imposition en 2026 des revenus 2025, impots.gouv.fr indique pour les « autres locations meublées » un seuil de 77 700 € de recettes et un abattement forfaitaire de 50 %, avec un minimum de 305 € ; les recettes se déclarent sur la 2042-C-PRO, lignes 5NI, 5OI ou 5PI pour un loueur non professionnel (impots.gouv.fr).
Pour les revenus perçus à partir de 2026, déclarés en 2027, le seuil passe à 83 600 €, toujours avec un abattement de 50 % ; seuls les meublés de tourisme non classés restent à 15 000 € et 30 % (BOFiP, actualité du 19 août 2026).
L'abattement représente toutes les charges : aucune charge réelle supplémentaire ne se déduit, et le micro-BIC ne permet pas d'amortir le bien ni le mobilier.
C'est souvent le bon choix si :
Au régime réel, vous déclarez un résultat : recettes moins charges moins amortissements, selon les règles applicables. Vous déposez chaque année une liasse n° 2031 au service des impôts des entreprises, puis reportez le bénéfice ou le déficit sur votre déclaration de revenus (impots.gouv.fr).
C'est souvent pertinent si :
Un déficit de location meublée non professionnelle ne s'impute que sur des revenus de la même activité, au cours des dix années suivantes ; il ne réduit pas le revenu global (impots.gouv.fr).
Conseil pratique : comparez micro-BIC et réel au regard de vos charges (rotation, entretien, gestion, intérêts), idéalement avec une simulation professionnelle avant d'exercer une option.
| Critère | Micro-BIC | Régime réel (LMNP) |
|---|---|---|
| Effort administratif | Faible | Plus élevé : suivi des charges, liasse n° 2031, souvent un comptable |
| Déduction | Abattement forfaitaire de 50 % | Charges réelles et amortissements |
| Justificatifs | À conserver, pas à détailler dans la déclaration | Indispensables : factures, tableaux, ventilation |
| Pertinent si | Charges faibles, location ponctuelle | Charges élevées, emprunt, gestion, rotation |
| Risque d'erreur | Plutôt faible | Plus élevé si les amortissements sont mal traités |
Cadre de décision rapide :
Le régime réel demande de tout justifier et de ventiler correctement :
Ce qui suit est une synthèse pédagogique ; un expert-comptable est le bon interlocuteur pour valider votre cas.
En location meublée au réel, on retrouve souvent, selon éligibilité :
Un dossier clair (factures, relevés, contrats, ventilation entre charges récupérables et non récupérables) fait la différence entre une déduction solide et une déduction fragile.
L'amortissement étale dans le temps le coût :
Deux idées à retenir :
Exemple fictif, volontairement simplifié, calculé avec les règles d'impots.gouv.fr pour les revenus 2025. Il ne remplace pas une simulation comptable.
Hypothèses :
Lecture :
Dans cet exemple, le régime réel est plus intéressant, parce que charges et amortissements (10 600 €) dépassent le forfait micro-BIC. Pour des revenus 2026, l'abattement restant de 50 %, la comparaison serait la même.
À l'inverse, sans emprunt et avec peu de frais réels, le micro-BIC reprend souvent l'avantage par sa simplicité. La bonne question n'est donc pas « 10 mois = micro-BIC ? », mais : vos coûts réels dépassent-ils le forfait auquel vous avez droit ?
Les locations de logements meublés à usage d'habitation sont exonérées de TVA, sans possibilité d'option. Elles deviennent taxables lorsque le client a accès, en plus du logement, à au moins trois des quatre services suivants : petit déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture de linge de maison, réception même non personnalisée (BOFiP, BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20).
Un bail mobilité qui met à disposition un logement meublé, sans ces services, reste hors TVA. Le point à surveiller est la cohérence : contrat d'habitation, usage d'habitation, pas de « pack hôtelier » vendu avec le logement.
Quand l'offre réunit trois des quatre services, la location bascule dans le régime para-hôtelier, avec des conséquences possibles sur :
Si votre exploitation ressemble à un service d'hébergement avec prestations, faites cadrer le traitement par un professionnel.
Propriétaire qui confie la gestion à un tiers (agence, gestionnaire ou, pour un meublé à Paris, la location moyenne durée Leazly, sous mandat de gestion) : le gestionnaire facture sa prestation. Cela ne rend pas, à lui seul, les loyers taxables à la TVA ; ce qui compte est ce qui est fourni à l'occupant.
Locataire qui sous-loue : il faut l'accord écrit du propriétaire, qui porte aussi sur le loyer, et le loyer au m² de la sous-location ne peut pas dépasser celui du bail principal (Service-Public.fr, sous-location). Les recettes de sous-location meublée sont aussi des BIC (impots.gouv.fr) ; une validation comptable est recommandée.
Conseil pratique : vérifiez la cohérence entre contrat, usage et facturation. C'est le meilleur moyen d'éviter une taxe de séjour appliquée par réflexe ou une confusion de TVA.
Le piège classique : appliquer au bail mobilité, location meublée d'habitation, les règles du meublé de tourisme.
La taxe d'habitation sur les résidences principales est supprimée depuis le 1er janvier 2023. Elle reste due pour les logements meublés dont l'occupant (propriétaire ou locataire) dispose comme résidence secondaire, et la taxe sur les logements vacants est maintenue. L'avis est établi à partir de la déclaration d'occupation que le propriétaire fait dans le service « Biens immobiliers », à déposer avant le 1er juillet 2026 pour la situation au 1er janvier 2026 (impots.gouv.fr, taxe d'habitation 2026).
Un bail mobilité en cours au 1er janvier ne suffit donc pas à conclure : tout dépend de l'usage du logement à cette date, et de ce que vous déclarez.
La taxe foncière reste à la charge du propriétaire. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères fait en revanche partie des charges récupérables, intégrées au forfait de charges du bail mobilité (Service-Public.fr).
La CFE concerne aussi le loueur en meublé particulier. Il en est exonéré notamment si ses recettes sont inférieures ou égales à 5 000 € ; la première année, il dépose une déclaration n° 1447 C-SD au plus tard le 31 décembre (impots.gouv.fr, CFE et location meublée ; impots.gouv.fr, les locations meublées).
À Paris, la taxe de séjour est due par toute personne majeure hébergée à titre onéreux et qui n'est pas domiciliée dans la commune ; l'hébergeur la collecte et la reverse (Ville de Paris, portail taxe de séjour). Un locataire en bail mobilité qui fait du logement son domicile n'entre en principe pas dans cette définition.
Attention : si l'exploitation est présentée et vendue comme touristique (nuitées, services, parcours voyageur), le risque est une requalification. La taxe de séjour n'est alors qu'un symptôme : la vraie question devient réglementaire (voir bail mobilité et location courte durée).
| Sujet | Bail mobilité (location meublée d'habitation) | Meublé de tourisme |
|---|---|---|
| Taxe foncière | Propriétaire | Propriétaire |
| Taxe d'habitation | Due si, au 1er janvier, le logement est une résidence secondaire de son occupant ; pas de taxe pour une résidence principale | Selon la situation d'occupation déclarée |
| CFE | Loueur, sauf exonération | Loueur, sauf exonération |
| Taxe de séjour | En principe non si l'occupant est domicilié dans le logement | Oui, collectée par l'hébergeur ou la plateforme |
Le bail mobilité est un contrat de location meublée de 1 à 10 mois, non renouvelable, signé avec un locataire en formation professionnelle, en études supérieures, en apprentissage, en stage, en service civique, en mutation ou en mission temporaire (Service-Public.fr). Fiscalement, il reste une location meublée : BIC, pas revenus fonciers.
À Paris, la réglementation de la location distingue fortement location meublée d'habitation et meublé de tourisme ; le bail mobilité se place du côté habitation.
Le point sensible n'est pas l'intention, mais la preuve. À demander et conserver, dans la limite des justificatifs exigibles :
Le détail est dans l'article documents à fournir pour un bail mobilité.
La durée peut être modifiée une fois par avenant sans dépasser 10 mois au total (Service-Public.fr). Deux conséquences fiscales :
Fiscalement, les deux relèvent de la location meublée, donc des BIC. Les différences qui comptent indirectement :
Si vous utilisez un modèle de bail mobilité (PDF), archivez la version signée et ses annexes.
Les risques sont surtout administratifs : demandes de justificatifs, rappels, requalifications. Un dossier complet les réduit nettement.
Non. Les revenus relèvent des BIC, et le loueur est non professionnel tant que les recettes du foyer ne dépassent pas 23 000 € ou ne dépassent pas ses autres revenus d'activité ( impots.gouv.fr ). Une SCI, une sous-location ou une activité professionnelle obéissent à d'autres règles : faites valider votre cas.
La durée du contrat n'est pas le critère. Le choix se raisonne sur l'année fiscale : niveau de charges, emprunt, frais de gestion, mobilier. Une location avec rotation et frais peut justifier le réel ; une location simple et peu coûteuse peut rester au micro-BIC.
En général non : les locations meublées d'habitation sont exonérées. La TVA s'applique si l'offre comprend au moins trois des quatre services para-hôteliers : petit déjeuner, nettoyage régulier, linge de maison, réception ( BOFiP ).
À Paris, la taxe de séjour est due par les personnes majeures hébergées à titre onéreux qui ne sont pas domiciliées dans la commune ( Ville de Paris ). Un locataire en bail mobilité domicilié dans le logement n'est en principe pas concerné ; la question se pose surtout si l'exploitation est touristique dans les faits.
Le bail mobilité et ses annexes, la preuve de mobilité du locataire, et la trace des loyers et des charges (factures, relevés, ventilation). Ils justifient à la fois la nature du contrat et les montants déclarés.
Confier votre logement en moyenne durée
Pour un meublé à Paris, résidence secondaire ou résidence principale pendant une absence de plus de quatre mois : Leazly le loue en bail mobilité, vérifie l’éligibilité de chaque locataire et vous verse un revenu fixe écrit au mandat, même entre deux baux.
Découvrir l’offre moyenne duréeÉcrit par
Martin Pacton · Account Manager, partenariats & acquisition
Chez Leazly, Martin accompagne locataires et propriétaires parisiens dans la mise en place de leur projet de sous-location, du premier contact à la mise en exploitation.
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