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Revenu fixe, bail classique ou commission : qui porte le risque d’occupation, quelles pièces demander à l’opérateur et comment lire son contrat.
Si une société propose de prendre votre appartement en location pour le sous-louer et de vous verser un montant fixe (souvent appelé « loyer garanti »), elle devient votre locataire : elle signe en son nom avec les voyageurs ou les locataires temporaires, encaisse le prix des séjours et garde le risque que le logement reste vide. Avec une conciergerie payée à la commission, c’est l’inverse : vous restez le loueur et votre revenu suit les réservations. « Sous-location professionnelle » est un nom commercial, pas un statut juridique : c’est le contrat qui dit lequel de ces montages vous signez.
Avant de comparer des montants, vérifiez trois choses : qui porte le risque d’occupation, quelles pièces l’opérateur peut produire, et ce que le contrat prévoit pour l’usage, la durée, les dégâts et la restitution du logement.
| Modèle | Ce que vous touchez | Si le logement reste vide un mois | Ce qui reste en jeu pour vous |
|---|---|---|---|
| Bail classique : vous louez à un locataire (vide, meublé ou bail mobilité) | Le loyer du bail, encadré à Paris | Rien, entre deux locataires | Les impayés, et un logement occupé pour toute la durée du bail, pas seulement pendant votre absence |
| Sous-location professionnelle : un opérateur devient votre locataire et signe en son nom avec les occupants | Le montant fixe écrit au contrat, aux dates prévues | Le même montant : le risque est pour l’opérateur, sauf cas de suspension écrits au contrat | La capacité de l’opérateur à payer, et aucun surplus si la période est très demandée |
| Gestion rémunérée à la commission : vous restez le loueur, une conciergerie ou un mandataire gère les séjours | Les recettes des séjours, moins la commission et les frais | Rien, et vos charges continuent | Un revenu variable, et vous restez le loueur déclaré |
Le montant en jeu change donc de nature. Avec un revenu fixe, vous renoncez au surplus d’un mois très rempli contre un montant connu d’avance, et votre risque devient celui d’un opérateur qui ne paie pas. À la commission, vous gardez ce surplus, mais aussi les mois creux. Pour chiffrer cet arbitrage sur vos propres dates, voyez notre comparaison conciergerie à la commission ou revenu garanti.
Ce tableau compare deux modes de rémunération ; un mandat de gestion ne signifie pas nécessairement une facturation à la commission. Le nom de l’offre ne suffit pas : lisez si le contrat vous doit un montant fixe, ou seulement une part des nuits réellement louées. Dans le second cas, le risque d’occupation reste le vôtre.
Demandez-les à chaque opérateur que vous comparez, Leazly compris, et vérifiez qu’elles désignent toutes la même société : celle qui signe le contrat et celle qui vous paiera.
La loi du 6 juillet 1989, article 2 vise notamment les logements constituant la résidence principale du preneur. Une société qui prend un logement pour l’exploiter ne l’occupe pas comme sa résidence principale : ce bail n’entre donc pas, en principe, dans ce régime à ce titre. Cela ne suffit pas à conclure qu’il relève uniquement du Code civil : vérifiez les conditions d’un éventuel statut commercial, les règles impératives et une éventuelle soumission conventionnelle. Faites qualifier le contrat avant de négocier sa durée, le dépôt et la sortie.
| Clause | Ce qu’elle doit dire | Signal d’alerte |
|---|---|---|
| Usage | Qui peut occuper le logement (voyageurs, locataires en bail mobilité), combien de personnes au plus, ce qui est interdit (fêtes, domiciliation, travaux), si l’opérateur peut sous-traiter | « Toute exploitation » sans autre précision |
| Durée | Dates de début et de fin, renouvellement ou non, conditions d’un retour anticipé de votre part ou d’un départ anticipé de l’opérateur | Un engagement ferme pour vous seul, l’opérateur pouvant partir à tout moment |
| Montant et paiement | Le montant, la société qui paie, la date de chaque versement et la liste fermée des cas de suspension (logement inaccessible, sinistre, interdiction administrative) | Une baisse prévue quand les réservations sont faibles : le revenu n’est alors plus fixe |
| Dépôt de garantie | S’il existe : qui le verse, combien, quand il est rendu. Sinon, ce qui couvre les dégâts à la place | Ni dépôt, ni assurance identifiée pour les dégâts des occupants |
| Dégâts | Qui paie selon l’origine du dommage (occupants, usure normale, immeuble), l’ordre d’intervention des assurances, le délai pour signaler un dommage après votre retour | « Usure normale » non définie |
| Remise des clés et état des lieux | Inventaire photo ou état des lieux à l’entrée et à la sortie (qui le fait, pouvez-vous le demander), qui détient les clés pendant la période, qui paie en cas de perte | Aucune trace de l’état du logement à l’entrée |
| Sortie | Préavis, sort des réservations prises après la date de fin, suppression des annonces, restitution des clés et des codes, suite d’une interdiction administrative ou d’un arrêt d’activité de l’opérateur | Des réservations possibles au-delà de la date de fin |
Cet exemple est fictif. Il montre le fonctionnement d’un contrat à revenu fixe ; ce n’est ni une offre Leazly, ni un prix de marché.
Claire possède un deux-pièces meublé à Paris, qui est sa résidence principale. Elle part en mission du 1er juillet au 31 août. Une société lui propose 1 600 € par mois pour ces deux mois. L’exemple décrit uniquement la répartition contractuelle des coûts et du risque de vacance. L’autorisation de l’exploitation touristique par cette société reste à vérifier avant toute réservation.
| Question | Dans le contrat de Claire |
|---|---|
| Qui signe ? | Claire et la société, représentée par le dirigeant inscrit au Kbis ou par une personne munie d’une délégation écrite. La société signe ensuite, en son nom, avec chaque voyageur : Claire n’a aucun contrat avec eux. |
| Qui paie qui, et quand ? | Les voyageurs paient la société. La société verse 1 600 € à Claire le 10 août pour juillet, puis le 10 septembre pour août, que le logement ait été loué dix nuits ou cinquante. |
| Quand le montant peut-il baisser ? | Seulement dans les cas écrits : clés non remises le 1er juillet, dégât des eaux venu de l’immeuble qui rend le logement inhabitable, interdiction administrative. Une semaine sans réservation n’en fait pas partie. |
| Qu’est-ce qui reste à la charge de Claire ? | Son crédit, la taxe foncière, les charges de copropriété, son assurance habitation (conservée, avec l’usage déclaré à l’assureur), l’électricité et internet (abonnements à son nom, non remboursés dans ce contrat) et l’impôt sur les 3 200 € perçus. |
| Et à la charge de la société ? | Annonces, accueil des voyageurs, ménage entre les séjours, linge, consommables, et les dégâts causés par ses voyageurs, payés par elle ou par son assurance. |
| Et la limite des 90 jours ? | Le plafond de 90 jours ne prouve pas à lui seul que la société peut exploiter sans changement d’usage. L’exception légale vise la résidence principale du loueur. Le juriste doit identifier ce loueur et valider le montage avant sa mise en œuvre. |
| Comment le logement est-il rendu ? | Le 31 août : ménage de fin, état des lieux photo comparé à celui du 1er juillet, remise de toutes les clés, codes d’accès supprimés, annonces fermées et aucune réservation au-delà. Claire signale par écrit, photos à l’appui, tout dommage dans le délai fixé au contrat. |
| Et si Claire rentre plus tôt ? | Le contrat ne le permet que sur demande écrite acceptée par la société. Sans cet accord, la société garde la jouissance du logement jusqu’au 31 août. |
Leazly accompagne les propriétaires parisiens qui s’absentent au moins deux semaines. Selon votre dossier, Leazly propose un bail civil ou un mandat de gestion, avec un revenu fixe. Dans la formule standard à revenu fixe, après visite, validation et signature, le montant convenu est versé quel que soit le remplissage. Leazly se rémunère sur l’exploitation, sans commission sur le revenu convenu. Le fonctionnement est détaillé sur la page location courte durée pendant une absence.
L’article L631-7-1 A réserve l’exception de changement d’usage à la résidence principale du loueur. Quand une société devient preneur et signe en son nom avec les voyageurs, le fait que le logement soit la résidence principale du propriétaire ne suffit pas à établir cette exception. Faites valider l’identité du loueur, la déclaration et le régime d’autorisation pour le montage retenu.
Le contrat répartit les rôles ; il ne rend pas autorisé un usage qui ne l’est pas. Pour un logement loué entier à des voyageurs (meublé de tourisme), la Ville de Paris fixe ces règles :
Avec un revenu fixe, l’opérateur : le montant convenu reste dû, sauf dans les cas de suspension écrits au contrat. Avec une gestion à la commission, personne : vous touchez seulement les recettes des séjours, moins la commission et les frais, et vos charges continuent.
Seulement dans les conditions écrites au contrat. Pendant la période, c’est l’opérateur qui a la jouissance du logement : lisez la procédure prévue (urgence, demande écrite, délai, frais éventuels) et ce que deviennent les réservations déjà acceptées.
Oui. Déclarez l’usage prévu à votre assureur et demandez l’attestation de l’opérateur : son assurance intervient en principe en complément de la vôtre, pas à sa place. Vérifiez qui couvre les dégâts causés par les occupants et qui couvre un dégât des eaux venu de l’immeuble.
Chaque opérateur l’estime à partir de ce qu’il pense encaisser sur la période, moins ses coûts et sa marge. Un montant élevé ne dit donc rien sans les clauses de suspension et de sortie qui l’accompagnent. Chez Leazly, il est proposé après la visite du logement, selon les prix du marché pour sa surface, son emplacement et ses équipements, et selon vos dates.
Les sommes impayées constituent une créance à recouvrer. Si une procédure collective est ouverte, les règles de déclaration des créances et de poursuite du contrat s’appliquent selon leur date et leur nature : la clause de sortie ne permet pas de les écarter. D’où l’intérêt de vérifier la société avant de signer et de lire la clause de sortie : restitution des clés, des codes et des annonces, sort des réservations.
Non. Leazly étudie d’abord le logement et vos dates, et vérifie le cadre applicable (résidence principale, limite de 90 jours, enregistrement) avant toute mise en location. Le montant proposé n’est garanti qu’après validation du dossier et signature du contrat.
Une proposition pour votre appartement
Leazly vérifie l’adresse, les dates et le statut du logement, puis indique le modèle applicable et le montant écrit au contrat.
Faire étudier mon logementÉcrit par
Martin Pacton · Account Manager, partenariats & acquisition
Chez Leazly, Martin accompagne locataires et propriétaires parisiens dans la mise en place de leur projet de sous-location, du premier contact à la mise en exploitation.
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