Simulateur de rentabilité Airbnb : méthode de calcul reproductible (2026)

Un simulateur manuel reproductible pour tester prix par nuit, nuits vendues, frais de plateforme, rotations, gestion, charges et plusieurs scénarios.

Victor Vandenberghe

Victor Vandenberghe

11 décembre 2025 · 18 min de lecture · Mis à jour le 10 juillet 2026

Simulateur de rentabilité Airbnb sur tableur avec calcul des revenus bruts et nets

Vous cherchez surtout une réponse simple : combien ce bien peut-il rapporter, une fois les vrais coûts déduits ? Cette page n’est pas un widget qui produit un chiffre opaque : c’est un simulateur manuel reproductible. Vous pouvez reprendre chaque variable dans une calculatrice ou un tableur et retrouver exactement le résultat.

Exemple fictif — hypothèses inventées pour expliquer le calcul

  • ADR : 145 €
  • Nuits vendues : 22 / mois
  • Revenu brut : 3 190 €
  • Frais plateforme (hypothèse à 3 %, pas un tarif universel) : 96 €
  • Ménage + linge (6 séjours à 55 €) : 330 €
  • Charges fixes + consommables + petite maintenance : 230 €
  • Net avant impôts estimé : 2 534 € / mois

Dans ce guide, vous allez voir :

  • les 5 données à entrer dans un simulateur,
  • la formule simple pour passer du brut au net,
  • un calcul express pour obtenir un premier ordre de grandeur,
  • 3 scénarios de rentabilité,
  • et 2 cas pratiques chiffrés (studio / T2).

Cette méthode est valable partout en France. Tous les montants d’exemple sont fictifs : remplacez-les par vos devis, relevés et données de marché datées.

Simulateur Airbnb express : ordre de grandeur en 30 secondes

Si vous voulez un premier filtre avant d’ouvrir un tableur complet, utilisez ce calcul :

Revenu brut mensuel = ADR × nuits vendues
Net avant impôts = revenu brut − frais plateforme − frais liés aux séjours − charges fixes

Exemple express fictif et vérifiable

Les hypothèses ci-dessous sont inventées et les résultats sont arrondis à l’euro :

  • ADR : 150 €
  • Nuits vendues : 20
  • Revenu brut : 3 000 €
  • Frais plateforme (hypothèse à 3 %) : 90 €
  • Ménage + linge (5 séjours à 60 €) : 300 €
  • Consommables + maintenance : 80 €
  • Énergie + internet + assurance : 140 €
  • Net avant impôts estimé : 2 390 €

Ce calcul ne remplace pas une étude complète, mais il répond tout de suite à la vraie question : est-ce que le projet semble prometteur, fragile, ou à écarter ?

Raccourci utile : si vous hésitez entre deux hypothèses, prenez toujours la plus prudente sur l’occupation et le nombre de séjours. C’est souvent là que les simulations trop optimistes se trompent.

Simulateur rentabilité Airbnb : les 5 données à entrer (et les résultats à lire)

Définition + objectif : estimer le brut, le net et la marge avant de se lancer

Un simulateur de rentabilité Airbnb sert à transformer une idée (“ce bien pourrait marcher en courte durée”) en ordre de grandeur chiffré, puis en décision : lancer, ajuster, ou abandonner.

L’objectif n’est pas de “prédire” le futur au centime près. L’objectif est de :

  • cadrer le brut (chiffre d’affaires),
  • descendre au net (après frais/charges, puis après impôts selon votre situation),
  • et mesurer une marge de sécurité (si l’occupation ou le prix baisse, est-ce que le projet tient encore ?).
Détail d’un tableau de simulation Airbnb avec ADR, taux d’occupation, frais et revenu net
Détail d’un tableau de simulation Airbnb avec ADR, taux d’occupation, frais et revenu net

Contrôle utile : ne confondez pas “nuits non vendues” et “nuits indisponibles”. Le taux d’occupation doit être calculé sur un dénominateur explicite, compatible avec vos blocages et la règle locale.

Les champs indispensables : localisation, type/capacité, ADR, taux d’occupation, frais variables

Pour une simulation utile, 5 entrées suffisent. Le reste n’est que détail… tant que ces 5 champs sont propres.

  1. Localisation (macro + micro)
  • Ville, puis quartier ou micro-zone.
  • Notez l’accès aux transports, les générateurs de demande, le bruit et les contraintes de l’immeuble.
  1. Type de bien + capacité
  • Studio / T2 / T3, surface, nombre de couchages “confort”.
  • Le simulateur doit refléter ce que les voyageurs achètent : un studio “bien optimisé” peut performer mieux qu’un studio mal agencé.
  1. ADR (Average Daily Rate / prix moyen par nuit)
  • C’est le prix moyen réellement vendu (pas le prix affiché un mardi à 11h).
  • Idéalement : basé sur des comparables, sur plusieurs mois, en tenant compte des week-ends et des périodes fortes.
  1. Taux d’occupation (ou nuits vendues)
  • Le plus clair pour simuler : raisonner en nuits vendues par mois, puis convertir en taux.
  • Attention : “occupé” ne veut pas dire “rentable” si l’ADR est trop bas ou si les frais explosent.
  1. Frais variables (liés aux séjours)
  • Ménage, linge, consommables, commissions, check-in, maintenance récurrente.
  • Ces frais montent avec le nombre de réservations (et pas seulement avec le nombre de nuits).

Les sorties utiles : revenu mensuel/annuel, net après frais, ADR, taux d’occupation, RevPAR

Un bon simulateur doit produire, au minimum :

  • Revenu brut mensuel / annuel : ADR × nuits vendues (en simplifié).
  • Net après frais opérationnels : brut − frais plateforme − ménage/linge/consommables − maintenance.
  • Net “après charges fixes” : net ops − charges (énergie, internet, assurance, copro… selon qui paye quoi).
  • ADR : prix moyen par nuit vendue.
  • Taux d’occupation : nuits vendues / nuits disponibles.
  • RevPAR (Revenue per Available Room) : indicateur clé = (ADR × taux d’occupation).
    Utile pour comparer deux stratégies : “cher mais vide” vs “moins cher mais rempli”.

Pour appliquer cette méthode à la capitale, utilisez ensuite les hypothèses et règles du guide rentabilité Airbnb à Paris.

Comment fonctionne le calcul (formule simple) et pourquoi un simulateur se trompe parfois

La formule de base (brut → net) : ADR × nuits vendues − frais − charges

La version tableur la plus simple ressemble à ça :

  1. Nuits vendues (mois) = N
  2. ADR = A
  3. Revenu brut = A × N

Puis on descend :

  1. Frais de plateforme = %plateforme × revenu (ou par réservation selon cas)
  2. Frais opérationnels = ménage + linge + consommables + maintenance (souvent dépendant du nombre de séjours)
  3. Charges fixes = énergie + internet + assurance + charges de copro (selon votre configuration)

Donc :

Revenu net (avant impôts) = (A × N) − frais plateforme − frais ops − charges fixes

Enfin, si vous calculez une “rentabilité nette finale”, vous ajoutez un bloc :

Net (après impôts) = net avant impôts − impôts (selon régime, abattements, déductions, etc.)

Pour une vue plus large (différences brut/net, logiques de calcul), l’article sur la rentabilité Airbnb complète cette base.

Test à reproduire : gardez 20 nuits vendues, puis comparez 2 séjours longs à 10 séjours courts. Le revenu hébergement reste identique, mais le coût de rotation change.

D’où viennent les hypothèses (comparables, saisonnalité, historique, niveau de standing)

Un simulateur sérieux construit ses hypothèses à partir de :

  • Comparables : annonces proches, capacité similaire, qualité comparable.
  • Historique : si le bien a déjà tourné (Airbnb/Booking), c’est de l’or.
  • Saisonnalité : mois forts / mois creux, et mix semaine/week-end.
  • Standing réel : qualité photo, literie, déco, équipements, et cohérence de l’annonce.

Utilisez l’agenda officiel de la destination pour identifier les périodes particulières, puis vérifiez si vos réservations passées confirment réellement un effet sur l’ADR ou l’occupation.

Pourquoi utiliser un simulateur : décider vite, comparer des options, cadrer un projet (achat ou sous-location)

Un simulateur sert à trois décisions très concrètes :

  • Comparaison : studio vs T2, 2 quartiers, deux niveaux de travaux, deux stratégies (séjour minimum, cible business vs loisirs).
  • Go / no-go : est-ce que le net couvre un loyer, des charges, une marge de risque ?
  • Cadrage projet : achat, mise en location, ou sous-location professionnelle (avec ou sans gestion externalisée).

Dans les projets de sous-location (cadre légal à valider au cas par cas), le simulateur est souvent utilisé comme outil de négociation : quel loyer fixe peut être proposé tout en gardant un modèle viable.

Bloc “transparence” : hypothèses modifiables + date de mise à jour + ce qui n’est pas inclus

Avant de faire confiance à un simulateur, vérifiez quatre points :

  • Hypothèses modifiables : ADR, occupation, nombre de séjours, frais de plateforme, ménage/linge, charges fixes.
  • Date de mise à jour : marché 2026 ≠ marché 2023.
  • Source des données : comparables réels, données déclaratives, historique du bien, échantillon suffisant.
  • Ce qui n’est pas inclus : fiscalité personnalisée, travaux/ameublement initial, contraintes de copropriété ou de bail, annulations, vacance exceptionnelle et règles locales.

Les frais de service Airbnb dépendent du modèle choisi (frais partagés vs host-only) et doivent être saisis selon votre paramétrage réel.

Un bon simulateur donne une estimation. Un bon exploitant transforme cette estimation en plan d’action.

Les facteurs qui font varier la rentabilité (au-delà du prix/nuit)

Localisation : ville, micro-quartier, accessibilité, concurrence directe

La localisation joue sur deux leviers à la fois :

  • niveau de prix acceptable (ADR),
  • facilité à remplir (occupation).

L’écart peut venir de micro-signaux : proximité d’un hub de transport, attractivité d’un quartier, bruit, étage sans ascenseur ou travaux dans l’immeuble.

Pour comprendre les différences de dynamique selon les zones, l’article sur la rentabilité Airbnb par ville explique comment comparer des données sourcées et datées.

Type de bien : surface, couchages, plan, niveau d’équipement (ce qui justifie un ADR plus haut)

Deux biens de même surface peuvent avoir des performances opposées. Les facteurs qui justifient un ADR plus élevé (sans “forcer” le prix) :

  • vrais couchages (literie de qualité, pas un canapé fatigué),
  • plan lisible (circulation, rangements, coin repas),
  • équipements différenciants (machine à laver, vraie cuisine, wifi fiable, bureau),
  • confort thermique / insonorisation (sous-estimé dans les avis).

À l’exploitation, l’ADR n’est pas seulement un chiffre : c’est la conséquence d’une promesse tenue.

Saisonnalité & événements : impact sur l’occupation et le mix week-end/semaine

La saisonnalité modifie :

  • le volume de demande,
  • le profil (tourisme, affaires, familles),
  • le mix semaine/week-end.

Les événements (salons, Fashion Week, grands tournois) créent des pics, mais aussi des “effets de bord” (arrivées anticipées, séjours plus longs, réservation plus tôt). Sur ces périodes, l’enjeu est moins “être rempli” que vendre au bon prix, avec des conditions adaptées.

Variable à tester : ajustez le séjour minimum dans chaque scénario. Une durée plus longue peut réduire les rotations, mais aussi rendre certaines fenêtres du calendrier invendables.

Exploitation : qualité annonce, photos, délais de réponse, politique de séjour minimum

La rentabilité n’est pas qu’un sujet “marché”. C’est aussi un sujet “exécution” :

  • photos et texte qui augmentent le taux de conversion,
  • réactivité (plateforme et voyageurs y sont sensibles),
  • conditions d’annulation,
  • qualité du ménage (avis),
  • pilotage multi-plateforme (quand c’est pertinent) pour lisser la demande.

Un simulateur “standard” suppose souvent une exécution moyenne. Si l’exécution est excellente, le scénario central se rapproche de l’optimiste. Si l’exécution est faible, même un bon quartier peut décevoir.

Passer du revenu “Airbnb” à la rentabilité nette : frais & charges à intégrer (checklist)

Le passage brut → net est l’étape qui fait basculer un projet “sexy sur le papier” vers un projet réellement rentable. La règle pratique : tout ce qui n’est pas dans votre simulateur finira dans vos coûts.

Checklist des frais et charges pour calculer la rentabilité nette d’une location Airbnb
Checklist des frais et charges pour calculer la rentabilité nette d’une location Airbnb

Frais de plateforme (Airbnb & autres) : commissions hôte/voyageur et effets sur le net

Les plateformes prélèvent des frais. Sur Airbnb, le modèle peut varier (frais partagés hôte/voyageur ou “host-only”) et les pourcentages dépendent de la configuration (voir la documentation officielle sur les frais de service). Airbnb explique ces modèles et leurs impacts dans sa documentation sur les frais de service.

À intégrer dans le simulateur :

  • commission plateforme (Airbnb, Booking.com si multi-diffusion),
  • frais de paiement éventuels selon les outils,
  • et surtout : sur quel montant porte la commission (sous-total, frais de ménage, etc., selon plateforme).

Coûts opérationnels : ménage, linge, consommables, blanchisserie, maintenance

C’est le bloc souvent sous-estimé.

  • Ménage : coût par passage, variable selon surface, niveau d’exigence, et urgence.
  • Linge : achat + rotation + blanchisserie (ou prestataire).
  • Consommables : papier, café/thé, gel douche, produits d’entretien, petites réparations.
  • Maintenance : serrures, joints, chasse d’eau, vaisselle cassée, SAV wifi…

Si vous voulez estimer ce bloc de façon plus réaliste, le guide sur le coût du ménage Airbnb donne un cadre concret (et évite de “mettre 0” par défaut).

Variable à tester : séparez le coût de ménage, le linge, les consommables et la maintenance. Un forfait global empêche d’identifier le poste qui fait varier le net.

Coûts fixes : charges de copro, énergie, internet, assurance, amortissement mobilier

Les coûts fixes dépendent de votre montage (propriétaire occupant, résidence secondaire, sous-location, etc.). Liste à passer en revue :

  • charges de copropriété (si à votre charge),
  • électricité / gaz (très variable selon isolation + saison),
  • internet (indispensable),
  • assurance adaptée à l’usage,
  • amortissement du mobilier (au sens économique : remplacer ce qui s’use).

Même si votre simulateur ne les calcule pas finement, ajoutez un poste “charges fixes” et testez sa sensibilité.

Fiscalité (selon statut) : points à valider avant de conclure que “c’est rentable”

La fiscalité peut changer la lecture du projet, surtout si vous comparez courte durée et location classique.

Points à clarifier (sans trancher ici, car cela dépend de votre situation) :

  • Quel régime s’applique aux revenus de location meublée (BIC) ?
  • Micro ou réel : quels postes peuvent être déduits, et sous quelles conditions ?
  • Obligations déclaratives et impacts (selon statut, revenus globaux, etc.).

Pour éviter les raccourcis, appuyez-vous sur impots.gouv.fr et Service-Public.fr, puis validez avec un expert. Ce guide ne remplace pas un conseil fiscal : un comptable peut confirmer le régime pertinent pour votre cas.

Cas pratique reproductible : simuler 3 scénarios sur 2 typologies fictives

Une simulation solide n’est pas “un chiffre”. C’est trois scénarios, construits autour de deux variables : ADR et occupation (ou nuits vendues). L’idée : voir si le projet reste viable quand la réalité n’est pas parfaite.

Les chiffres ci-dessous sont entièrement fictifs : ils ne proviennent ni d’un bien réel ni d’une moyenne de marché. Leur rôle est de montrer la mécanique brut → net. Les résultats sont arrondis à l’euro.

Analyse de scénarios de prix et d’occupation pour optimiser la rentabilité Airbnb
Analyse de scénarios de prix et d’occupation pour optimiser la rentabilité Airbnb

Exemple fictif 1 : studio

Hypothèses

  • Capacité : 2 personnes
  • Positionnement fictif : studio fonctionnel proche des transports
  • Frais plateforme : hypothèse à 3 % du chiffre d’affaires
  • Ménage + linge : 55 € par séjour
  • Consommables + maintenance : 90 € / mois
  • Charges fixes (énergie + internet + assurance) : 140 € / mois
ScénarioADRNuits venduesSéjoursRevenu brutFrais plateformeMénage + lingeAutres fraisNet avant impôts
Conservateur125 €1862 250 €68 €330 €230 €1 622 €
Central145 €2263 190 €96 €330 €230 €2 534 €
Optimiste160 €2473 840 €115 €385 €240 €3 100 €

Autres frais = charges fixes + consommables + petite maintenance.

Lecture du net

  • Si le net “avant impôts” couvre votre objectif (loyer, charges, marge), le studio est viable.
  • Si le net est fragile en conservateur, le studio peut rester intéressant… mais seulement si vous avez un plan d’amélioration (photos, équipements, stratégie de séjour minimum, multi-diffusion).
  • Le levier clé n’est pas seulement le prix par nuit : protéger les avis et réduire les frictions opérationnelles défend aussi le net.

Pour personnaliser cet exemple, remplacez d’abord l’ADR et les nuits vendues par une fourchette sourcée, puis les coûts par des devis. Ne modifiez pas plusieurs variables à la fois si vous voulez comprendre leur effet.

Exemple fictif 2 : T2 avec cible mixte loisirs / affaires

Le T2 a souvent un potentiel ADR plus élevé, mais aussi :

  • des coûts ménage/linge plus élevés,
  • parfois une cible différente (couples, familles, pros en déplacement),
  • une attente de confort plus forte.

Hypothèses

  • Capacité : 2–4 personnes selon couchages réels
  • Positionnement : T2 fonctionnel, calme, avec vraie cuisine et espace de travail
  • Frais plateforme : hypothèse à 3 % du chiffre d’affaires
  • Ménage + linge : 75 € par séjour
  • Consommables + maintenance : 120 € / mois
  • Charges fixes (énergie + internet + assurance) : 180 € / mois
ScénarioADRNuits venduesSéjoursRevenu brutFrais plateformeMénage + lingeAutres fraisNet avant impôts
Conservateur180 €1843 240 €97 €300 €300 €2 543 €
Central210 €2254 620 €139 €375 €300 €3 806 €
Optimiste235 €2455 640 €169 €375 €310 €4 786 €

Autres frais = charges fixes + consommables + petite maintenance.

Lecture

  • Un T2 “bien placé” peut lisser la saisonnalité via une clientèle mixte (loisirs + affaires).
  • La rentabilité dépend fortement de la qualité perçue : literie, silence, cuisine, espace de travail, wifi.
  • Si le T2 ne surperforme pas franchement le studio sur le net, ce n’est pas automatiquement le meilleur choix.

Sensibilité : quel impact si l’ADR baisse de X% ou si l’occupation perd Y nuits ?

C’est le test le plus important, et il est simple.

Dans votre tableur, créez deux chocs :

  • ADR en baisse (ex. concurrence accrue, avis moyens, basse saison mal gérée)
  • Nuits vendues en baisse (ex. travaux d’immeuble, trous de calendrier, restrictions)

(Astuce : gardez ces chocs en cellules modifiables plutôt que d’inscrire des pourcentages/chiffres “par défaut”.)

Puis observez :

  • à quel point le net baisse,
  • si vous passez sous votre seuil de rentabilité,
  • et quelle variable est la plus “dangereuse” (ADR ou occupation).

Pratique : si votre modèle est très sensible à quelques nuits perdues, cela indique souvent un coût fixe trop lourd ou une dépendance à des séjours ultra-courts.

Arbitrages concrets (ops & pricing) pour déplacer la courbe du scénario conservateur vers le central

Déplacer un scénario, ce n’est pas “mettre un prix plus haut”. C’est travailler plusieurs micro-leviers :

  • Pricing dynamique : adapter par jour, par événement, par délai de réservation (Airbnb propose des recommandations de tarification, mais un outil tiers ou une règle maison peut aller plus loin).
  • Séjour minimum : plus long quand la demande est forte (moins de coûts variables), plus flexible en creux (remplissage).
  • Friction check-in / check-out : automatisation, boîte à clés sécurisée quand autorisée, messages pré-écrits, instructions claires.
  • Qualité ménage : contrôle qualité systématique (les avis protègent l’ADR).
  • Distribution : selon le cas, multi-plateforme pour lisser (attention aux calendriers, conditions, et à la cohérence de l’offre).

Enregistrez la version et la date de chaque scénario. Quand vous disposerez de données réelles, remplacez les hypothèses et comparez l’écart entre simulé et réalisé.

💡 Besoin d’appliquer la méthode à Paris ? Consultez les repères de rentabilité Airbnb à Paris. Si vous êtes propriétaire et souhaitez déléguer pendant une absence, la page location courte durée décrit l’accompagnement Leazly.

Choisir le bon simulateur (AirDNA, Airbtics, Excel…) + limites, réglementation et prochaine étape

Tableau comparatif : couverture France, métriques (ADR/Occ/RevPAR), granularité, prix, limites

OptionPoints fortsCe que vous obtenezLimites typiques
AirDNA (dont “Rentalizer”)Données marché, comparables, tendancesADR / occupation / RevPAR estimés, saisonnalitéDétail fin souvent payant, dépend de la qualité des comparables
Airbtics (ou équivalent)Approche investissement / analyse de marchéEstimations + comparaisons zonesHypothèses parfois génériques, à recalibrer avec vos coûts réels
Excel / Google SheetsContrôle total, “brut → net” transparentVotre modèle complet (frais/charges/scénarios)Dépend de la qualité de vos hypothèses
Estimateur AirbnbSimple, rapideIndication de potentiel, démarragePeu de personnalisation net, ne remplace pas une étude

Le meilleur combo, en pratique :

  1. un outil marché pour ADR/occupation/RevPAR,
  2. un tableur pour descendre au net avec vos vrais coûts.

Pour cadrer la performance par zone avant d’optimiser, utilisez la méthode de comparaison de rentabilité Airbnb par ville.

Limites d’un simulateur : réglementation, copropriété, travaux, contraintes de bail, saisonnalité extrême

Un simulateur ne peut pas deviner :

  • une copropriété qui interdit certaines pratiques (ou les encadre),
  • des travaux à venir (ascenseur, ravalement, nuisances),
  • une contrainte de bail (dans les montages de sous-location, tout doit être cadré correctement),
  • des particularités d’immeuble (bruit, humidité, chauffage collectif),
  • un risque de saisonnalité “extrême” selon votre cible.

En clair : l’outil donne une moyenne. Votre bien, lui, a une réalité.

Cas local : adapter le simulateur à Paris

Avant de simuler “12 mois à pleine capacité” à Paris, remplacez les nuits disponibles par les nuits juridiquement exploitables. La Ville de Paris, page mise à jour le 25 mars 2026, fixe à 90 jours par année civile la location touristique d’une résidence principale.

Points de vigilance courants :

  • distinction résidence principale / résidence secondaire,
  • obligations d’enregistrement,
  • autorisations de changement d’usage hors résidence principale.

Le guide rentabilité Airbnb à Paris détaille la traduction économique de ces contraintes.

Si vous comparez gestion directe et délégation, ajoutez une colonne avec le coût, le périmètre et les conditions contractuelles de chaque option.

Quand passer d’une simulation à un audit (et ce qu’on demande pour fiabiliser le net)

Vous devriez passer en mode “audit” si :

  • l’écart entre conservateur et central est énorme,
  • le projet dépend d’hypothèses fragiles (occupation très haute, ADR très ambitieux),
  • vous avez des contraintes fortes (copro, calendrier, travaux, bail),
  • vous devez justifier un chiffre à un tiers (propriétaire, associé, banque).

Pour fiabiliser le net, les pièces utiles sont simples :

  • adresse / micro-localisation + caractéristiques (surface, couchages, étage, ascenseur),
  • photos actuelles (même smartphone),
  • estimation des charges fixes (énergie, copro, internet),
  • contraintes de calendrier (périodes de blocage),
  • objectif (max net, lissage, minimiser les turnovers, etc.).

Ensuite seulement, on peut comparer la simulation à une stratégie exploitable — et pas à une moyenne théorique.

FAQ

Quelles données marché utiliser pour alimenter mon simulateur (ADR, occupation, RevPAR) ?
Idéalement une combinaison : (1) données “marché” (AirDNA, Inside Airbnb) pour cadrer ADR/occupation/RevPAR par zone, (2) vos comparables réels (annonces proches et similaires), (3) votre historique si vous en avez un.

Un simulateur Airbnb donne-t-il le revenu net ?
La plupart donnent surtout une estimation de revenu (brut) basée sur des comparables. Pour obtenir un net crédible, il faut ajouter vos frais (plateforme, ménage/linge, maintenance, charges fixes) puis raisonner fiscalité selon votre régime. En cas de doute, valider avec un comptable.

Quelle est la différence entre ADR, taux d’occupation et RevPAR ?
ADR = prix moyen par nuit vendue. Occupation = part de nuits vendues sur la période. RevPAR = ADR × occupation (revenu moyen par nuit disponible). Le RevPAR permet de comparer des stratégies différentes à performance globale.

Pourquoi mon estimation varie-t-elle selon les outils (AirDNA, Airbnb, Excel) ?
Les outils n’utilisent pas la même base de comparables, ni les mêmes hypothèses de saisonnalité, ni le même niveau de granularité. Excel, lui, ne “devine” rien : il reflète vos hypothèses (bonnes ou mauvaises).

Comment éviter de surestimer la rentabilité à Paris ?
En intégrant dès le départ le statut du logement, l’enregistrement et le plafond de nuits. La Ville de Paris est la source officielle ; le scénario doit ensuite compter les rotations, le linge et la maintenance.

Sources

Victor Vandenberghe

Écrit par

Victor Vandenberghe · Cofondateur, opérations & croissance

Cofondateur de Leazly, Victor pilote les opérations, la tarification dynamique et les outils qui permettent de maximiser la rentabilité des biens gérés à Paris.

Votre projet avec Leazly

Optimiser les revenus de mon bien

Découvrez comment Leazly estime, tarifie et exploite votre logement pour améliorer son revenu locatif net.

Découvrir le service →

Mesurez le potentiel de votre logement

Obtenez une estimation personnalisée et découvrez le modèle de gestion adapté à votre bien parisien.

Estimer mes revenus

Partager

Prêt pour l'aventure ?

Prêt à vous absenter sans perdre votre revenu ?

Estimation gratuite

Sans engagement

Réponse sous 24h

Loyer garanti, même sans locataire

Mise en location saisonnière pendant les vacances
💰
Revenu moyen
+1 200 €/mois
★★★★★
98% satisfaits